La numérisation de notre économie fait naitre de nouveaux schémas de fraude, sans écarter les anciens. Conscients des enjeux qui s'y rapportent, les pouvoirs publics mettent en place des garde-fous, en particulier en matière de fraudes fiscales et sociales.
Dans cet écosystème, le commissaire aux comptes, conformément à la NEP 240, identifie et évalue le risque d'anomalies significatives résultant de fraudes, lequel est d'autant plus fort que le risque de fraude est important dans l'entité. Notons que la fraude ne se limite pas aux états financiers : l'auditeur du rapport de durabilité doit être aussi vigilant sur le risque d'écoblanchiment provenant d'informations qui ne refêteraient pas la réalité des processus et actions de l'entreprise en matière de durabilité.
En tout état de cause, l'auditeur doit rester attentif aux possibilités de fraudes.
D'ailleurs, dans le cadre de la révision de la norme ISA 240, l'IAASB met l'accent sur la nécessité de garder un esprit critique.
La jurisprudence nous rappelle régulièrement que la mise en cause de la responsabilité des commissaires aux comptes est très souvent actionnée en cas de fraudes constatées. Aussi, dans le cadre de votre exercice professionnel, vous serez très probablement confrontés un jour ou l'autre au phénomène de la fraude.
Cette formation apporte aux commissaires aux comptes et à leurs équipes, le niveau de connaissance indispensable des schémas de fraude, de leur détection et de leur traitement par l'entité.